En l'instant présent, juste un regard, un parfum ...
Au seuil de l' automne
Il n’est point de jardin il me semble,
Sans qu’un seul arbre rouillé ne tremble.
Pas de buissons, ni de roses encore
Sans sanglot à la terre qui s’endort
Quand l’odeur de compost monte des allées
Mouillées, où les feuilles se sont couchées,
Rien ne bouge dans un ciel trop cendré,
Que l’automne de brouillards a chapeauté.
On voit des fleurs paresser en haillons,
Des mendiantes imprégnées de tristesse
Qui voudraient en deuil braver l’illusion.
Mais ayant laissé choir son allégresse
Septembre et ses oripeaux nous laissent
Des soupirs pareils à ceux du violon
Mamylilou- Lilounette