En l'instant présent, juste un regard, un parfum ...
La femme,durée infinie,
La femme, durée infinie,
Rêveuse d'éternels matins,
Dans la puissance de l'instinct
veut créer. Mais cette agonie
Plus tard, un jour, de son enfant,
Cette peur,Ces sueurs, ces transes,
Ce mourant que rien ne défend.
En garde-t-elle l'ignorance ?
Et toute mère, sans remords,
Triomphante et pourtant funèbre,
Voue une âme aux longues ténèbres
Et met au monde un homme mort..
Anna de Noailles